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Tizi Ouzou est le nom d'une commune, d'une Daïra et d'une Wilaya de grande Kabylie. La ville de Tizi Ouzou telle qu'on la connaît aujourd'hui est relativement récente. La Haute ville de Tizi Ouzou est la partie la plus ancienne, le centre ville actuel plus récent tandis que la nouvelle ville date du début des années 80. S'en suivi une extension avec la création du Boulevard Krim Belkacem et la construction de l'université Bastos.
La ville de Tizi Ouzou est riche de son histoire. Avec Béjaia, elle forment les deux piliers de la Kabylie historiquement et culturellement parlant.
Tizi Ouzou était autrefois formée de villages construits aux sommets des montagnes pour se protéger de l'envahisseur et le voir arriver de loin. C'est de cette manière que l'armée française a eu un mal fou à occuper la Kabylie. La ville basse d'aujourd'hui est formée essentiellement de constructions coloniales. Le passage des villages vers la ville s'est fait après 1962 (indépendance de l'Algérie). Toutefois, certaines petites communes se sont formées durant l'occupation avec la création des camps français où étaient regroupées les familles algériennes. C'est notamment le cas du camp du Maréchal qui deviendra plus tard la commune de Tadmaït (est de la Wilaya de Tizi Ouzou).
L'histoire de la ville de Tizi Ouzou est faite de révolte, ce qui lui a valu une réputation de "ville non soumise". Autrefois durant la colonisation française, la Kabylie en général, et Tizi ouzou en particulier a donné le ton en résistant en 1830 (avec Fatma N'Soumer) puis lors de la guerre d'Algérie en 1954. Les personnages clés de la guerre d'Algérie sont natifs de Tizi Ouzou ou de Béjaia.
Durant les années 80, 90 et 2000, la ville a été rythmée par les soulèvements populaires (printemps Berbère, assassinat de Matoub Lounès, assassinat de Massinissa Guermah …). Le corps de la gendarmerie a été chassé de la région avant de revenir progressivement.
La population de Tizi Ouzou est par ailleurs connue pour son fort taux d'émigration. De tous temps, le peuple kabyle s'est exilé dans différents pays à la recherche de revenus pour améliorer sa situation. En France, les kabyles sont présents en grand nombre dans le nord de la capitale Paris, notamment dans le commerce (brasserie, restaurants …). Lyon est une autre ville française qui a accueilli beaucoup de Kabyles de Tizi Ouzou, de Béjaia et de Sétif.
Le climat de la ville de Tizi Ouzou est très rude. Tandis qu'en montagne il neige l'hiver et fait relativement doux l'été, la ville en elle-même étant entourée de montagnes, subi de fortes chaleurs en été et les grands froids de l'hiver. Il s'agit donc d'un climat méditerranéen fortement influencé par la situation géographique (massif du Djurdjura)
Tizi Ouzou a toujours été une ville culturelle. L'art ayant pris une place majeure dans les familles kabyles que ce soit pour les femmes ou les hommes. De toute l'histoire de Tizi Ouzou, les femmes se sont orientées vers l'art de la poterie Berbère ou le tapis tandis que les hommes ont laissé plus de traces dans la poésie et la musique. Même si la poésie a aussi été le domaine des femmes.
La commune de Maâtkas est la plus connues en ce qui concerne la poterie. Ce village situé à 20 km du centre ville de Tizi Ouzou. Aujourd'hui, chaque année est organisé la fête de la poterie à Maâtkas ou sont conviés des artisans Berbères du nord et du sud de l'Algérie.
La vie est économique de ce village est fortement lié à l'artisanat et à la poterie en particulier. Il est possible pour les touristes de s'y rendre et de visiter certaines foyers afin de voir de plus près ce métier et d'y acheter des poteries directement chez le fabriquant.
Le centre de formation de Maâtkas abrite par ailleurs un écomusée où une maison kabyle traditionnelle a été reconstituée. On peut y voir des poteries anciennes et des objets inattendus.
Situé à 35km de la ville de Tizi Ouzou, Ath Yenni est une commune construite à flanc de montagne. Ce magnifique regroupement de sept villages touristiques est le haut lieu de l'artisanat du bijou en Kabylie. Des bijoux fabriqués à base d'argent et de corail. Le plus important de ces villes est celui d'Ath Lahcen. On peut aujourd'hui y acheter des bijoux kabyles mais aussi voir des artisans travailler et comprendre le processus de création de bijoux kabyles.
A Ath Yenni également, chaque année est organisée la fête du bijou où des dizaines d'exposants viennent exposer leurs dernières créations et booster leur chiffre d'affaire annuel.
Ait Hichem est un village situé à 3km de la ville de Michelet (Aïn El Hammam) sur les hauteurs de la Kabylie. Ce village constitué de 3 hameaux est depuis toujours la capitale du tapis Kabyle. Le tapis d'Ath Hichem est connu à travers tout le territoire algérien par sa qualité et son histoire. Un tapis riche en motifs Berbères et en symboles.
Le tapis d'Ath Hichem a été sauvegardé grâce à une grande dame portant le nom de Taous Ben Abdeslam. Cette femme née au début des années 1900 a consacré sa vie au tapis traditionnel en formant des dizaines de femmes au métier de tissage. Elle fortement contribué à sa sauvegarde et à sa promotion.
Larbaâ Nath Irathen ou Fort National de son nom colonial est une commune de la Wilaya de Tizi Ouzou. Chaque année est organisé la fête de la cerise, un fruit qui a longtemps été convoité par les kabyles. Malheureusement les cerisiers n'étant pas renouvelés et entretenus, plus de 50% de la culture a péri. Il reste toutefois des fortes têtes qui exposent chaque année leurs récoltes. La fête de la cerise est accompagnée d'autres expositions de poterie kabyle, de miel et de gâteaux traditionnels kabyles.
Imoula est un village de la célèbre commune de Bouzeguène. Depuis 2008, les habitants de cette commune organisent la fête de la figue. Rappelons que la figue est l'un des fruits principaux en Kabyle avec la figue de Barbarie. En effet, le figuier n'a pas besoin de beaucoup d'entretien et résiste aux climats les plus rudes. Ce qui en fait un arbre fruitier très rentable.
C'est l'association Tighilt qui se charge chaque année de l'organisation. La fête ne se résume pas à la commune de Bouzeguène. Des producteurs de différentes villes de grande et petite Kabylie sont conviés chaque année à participer à l'événement culturel.
